Nec timere debemus ne ab hominibus qui uerba perpendunt, et a rebus maxime diuinis intellegendis longe remoti sunt, in hoc scripturarum sanctarum euangelico uerbo forsitan reprehendamur, et dicatur nobis : quomodo uoluntate credo, si trahor ? completed the third book, which had been written as far as the place where a quotation is made from the Gospel about the woman who took leaven and hid it in three Quia ueni, reficit me. Cette potestas est un don de Dieu, et c’est grâce à elle que l’homme peut désirer ce qu’il désire ; cette uoluntas est préparée par le Seigneur (Prov. Augustin ajoute que les chrétiens sont des gens qui sont venus à la foi et qui marchent dans la foi, bien qu’ils sont faibles et soumis à la tentation. tr. Purchase. L’utilisation de ce verset pour établir un équilibre entre les pôles divin et humain de la foi se retrouve principalement dans ses premiers écrits (avant la controverse pélagienne), et surtout dans les Sermones 97A, 166, 360B. Pour cette raison, la personne humaine peut seulement devenir un enfant de Dieu par la grâce43. Cela impliquerait que leur choix leur mériterait la potestas de devenir enfants de Dieu. Ils ne sont donc plus des esclaves, comme ils l’étaient autrefois sous la loi. En voici treize notions-clés. Ceux qui émettent cette affirmation soutiennent, de manière erronée, que la grâce est accordée en fonction du mérite. Credendo uenisti, sed nondum peruenisti. measures of meal till the whole was leavened. XCII - CONFÉRENCE De saint Augustin avec Emérite, ÉVÊQUE DONATISTE A CÉSARÉE. Est-ce une potestas accordée sur la base d’une foi méritoire et antérieure, ou bien la foi est-elle conçue comme partie intégrante de la potestas ainsi donnée ? Guistave Combes. En d’autres termes, il insiste sur l’idée que la foi est un don et que cette compréhension devrait nous inciter à l’humilité et à la gratitude76. Augustin argue de cela avec Jean 6,44. “Ego” inquit “ueni, arbitratu meo ueni, uoluntate mea ueni”. Il va sans dire que ce thème ne disparaît pas avec le début de la controverse pélagienne. En bref, la foi ne dépend pas du choix de l’homme, elle est plutôt un don de Dieu46. But the Avant la controverse pélagienne, il a déjà observé dans le Contra Adimantum (394) que Dieu a accordé aux êtres humains la potestas de devenir les enfants de Dieu – autrement dit que Dieu renouvelle les personnes humaines selon l’imago Dei en laquelle ils ont été créés7. “Ecce” inquis “ueni ad illum arbitrio meo, uoluntate mea. 120.11. La grâce est accordée par la volonté de Dieu à toute action humaine individuelle59. Dans le contexte plus large de Jean 6,44, il insiste sur le fait que ce que les croyants atteignent dans cette vie est toujours le résultat de la foi. 14 Augustin, s. 121.3. Doctrine de Saint Augustin sur la liberté et la providence. mer., et c’est un point sur lequel il revient sans cesse, comme il ressort clairement, par exemple, de sa combinaison répétée de Matt. 153,12 que la personne humaine n’est pas sans péché dans cette vie. Augustin n’est pas très clair sur ce point. Elle s’inscrit dans le mouvement qui conduit l’homme, selon sa vocation, à participer à la vie divine »[6]. 9Dans le corpus homilétique d’Augustin, nous trouvons des traitements différents de ce verset. 32 Anthony Dupont, « The Relation between Pagani, Gentes and Infideles in Augustine’s Sermones ad Populum: A Case Study of Augustine’s Doctrine of Grace », Aug(L) 58/1-2 (2008), 95-126. Ils devraient se glorifier plutôt dans la misericordia du Seigneur. Ceci se passe par l’intermédiaire de l’adoption, par le don gratuit de Dieu, et non par nature (à l’exception du Christ). 5Augustin utilise Jean 1,12 dans des contextes variés. Traitant du péché de l’homme, Augustin affirme dans l’Epistula 153 (413/414) que la personne humaine est mauvaise dans la mesure où elle est pécheresse et bonne dans la mesure où elle est un enfant de Dieu40. Les impii sont assis sur la main gauche. D’un point de vue rhétorique, par conséquent, il ne voyait aucune raison d’explorer le sujet avec des gens qui croyaient déjà, mais il préférait attirer l’attention sur la signification de la foi active en tant que responsabilité humaine. « Fides igitur ad Christum nos trahit, quae nisi desuper gratuito munere nobis daretur, non ipse diceret : nemo potest uenire ad me, nisi Pater, qui misit me, traxerit eum [Jean 6 :44] » [CSEL 57 :185/16-18]. Nam utique bonos docebat orare, non malos, quibus praecepit, ut dicerent : Pater noster, qui es in caelis [Matt. that were either part of the original artifact,
or were introduced by the scanning process. Dans le passé, pour ceux qui n’ont jamais vu ce que les fidèles voient maintenant (par exemple, l’œuvre du Christ à la conversion des gentes), la foi était quelque chose de grand et de louable. Quid turgescis ? En Sermo 306 (415-420), Augustin prêche que la décision de vivre une bonne vie (telle que l’on n’a plus besoin de mourir dans la peur – à l’image des martyrs) est une potestas accordée par Dieu à ceux qui croient. 10Quant à l’affirmation selon laquelle le fait de croire, et l’orthodoxie de cette foi, relèvent également d’un don de la grâce, elle se trouve rarement dans le contexte de Jean 1,12 hors de la période de la controverse pélagienne. 15.33.) 2.13 (406/407). 6 Augustin, s. dom. 70 Rebillard : 23/09/417, Gryson : 23/09/417, Hombert : -, Partoens : 23/09/417. 20,8-9 sont situées aussi dans ce contexte : « Cum enim rex iustus sederit in throno, quis gloriabitur castum se habere cor ? Ceux qui croient, entendent l’Évangile à la fois de l’extérieur et de l’intérieur, et ils reçoivent le don de la foi. La Brière, Y. de, Le droit de juste guerre, tradition théologique, adaptations contemporaines, Pedone, Paris, 1938. 30Au terme de notre analyse, nous avons démontré qu’il existe une certaine continuité dans la pensée d’Augustin sur la grâce. La main droite contraste avec la gauche, cette dernière représentant la concupiscentia terrestre. Il défend une position similaire dans le De praedestinatione sanctorum (428-429). Quomodo uenisti? Cela ne se produit pas en fonction de ses propres merita, cependant, mais selon la uoluntas de Dieu (1 Tim. Jean 20,28-29), mais avec des esprits purifiés – sous la forme en laquelle il est l’égal du Père (et pas, par conséquent, sous sa forme incarnée). An Encyclopedia (Grand Rapids MI/Cambridge, 1999). Dieu, après tout, désire que nous devenions ses enfants – non par nature, mais par adoption21. did say upon this subject may be seen in the book which he wrote, 'On 65 Augustin, Io. 11,28-29 (« Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis, et ego uos reficiam, tollite iugum meum super uos »)68. Read more. En d’autres termes, ils interprètent Jean 1,12 dans le sens que la foi mérite la grâce. Augustin insiste dans ce paragraphe sur le fait que la personne humaine doit croire d’abord et seulement ensuite voir. 36,4]. Michele Pellegrino, « General Introduction ». Ps. book commonly called the Wisdom of Solomon. Augustin répond succinctement, insistant sur le fait que Jean 1,12 montre que la potestas de devenir un enfant de Dieu est donnée par Dieu. Cependant être attiré vers la foi et l’embrasser ne peut pas se faire sans la volonté de l’homme63 : on ne peut être attiré malgré soi (inuitus)64. C’est cette suauitas qui nous attire. Néanmoins, ceux qui montent à bord ne devraient pas se l’attribuer à eux-mêmes (arrogere). Augustin demande à ses auditeurs de ne pas mentir et de ne pas se contenter d’être un homme comme l’a été Adam : au contraire, il les exhorte à dire la vérité comme le Christ. Dans le De natura et gratia (carême 415), Augustin fait usage de ce verset pour faire allusion à la nature pécheresse de la personne humaine, en faisant valoir que nous ne pouvons certainement pas être des enfants de Dieu par nature, car la nature humaine est corrompue par le péché. La main droite fait allusion à Job 1,11. C’est la foi qui justifie le pécheur. Venimus, sed nondum peruenimus. On admet généralement qu’Augustin ne s’est pas privé d’évoquer des sujets théologiques complexes dans ses sermons ; néanmoins, on doit se demander si cela vaut également pour la question de la grâce3. Cependant, des thèmes plus spécifiques (comme les questions de la prédestination, ou de l’initium fidei conçu comme un effet produit par la grâce sur la uoluntas humaine) n’apparaissaient pas dans ces premiers sermons, alors qu’Augustin les avait déjà exposés dans ses écrits spéculatifs/systématiques de cette période (particulièrement dans l’Ad Simplicianum de 396/398)1. La question était déjà présente bien avant le début de la controverse pélagienne. Avant ceci, Augustin a écrit dans l’ep. Il est en effet possible qu’Augustin n’ait pas voulu troubler les fidèles avec la question, ou qu’il ait voulu éviter les agitations théologiques. Il ajoute dans le même document, de nouveau sur base de Jean 6,44, que le début de notre bonne volonté et la foi doivent être trouvés en Dieu et non pas en nous-mêmes55. Pas évident de comprendre la pensée de saint Augustin. 8Il est ainsi fréquemment fait allusion à Jean 1,12 dans le contexte de la gratia, et en particulier dans des sermons antérieurs à la controverse pélagienne, dans lesquels ce verset est utilisé pour souligner le fait que Dieu adopte gracieusement la communauté des fidèles pour en faire ses fils. Les gens ne naissent pas comme enfants de Dieu par leur propre nature, mais deviennent enfants de Dieu par la grâce. Les versets bibliques cités semblent répondre à cette question en soulignant la prééminence de Dieu dans l’acte de foi. 4 Par exemple, Gert Partoens discute le s.163 comme un exemple de polémique anti-pélagienne. 72.30. His qui credunt in nomine eius [Jean 1,12] ». L’étude de Jean 1,12 a illustré le fait qu’Augustin avait examiné la question de la grâce bien avant 411/412, mais que l’accent spécifique mis sur la foi comme grâce liée à cette péricope survient seulement après le début de la controverse pélagienne. tr. Cette foi est facilitée dans une certaine mesure par le fait que (beaucoup des) les anciennes promesses ont déjà été réalisées et que seules quelques-unes demeurent. [CSEL 44 :409/21-410/8]. Augustin recommande la prière à ceux qui n’ont pas encore été attirés vers Dieu62. 25L’allusion à Jean 6,44 est limitée presque exclusivement au cadre anti-pélagien. 49 Augustin, diu. La Doctrine de Saint Augustin sur l'Esprit'Saint à propos du « De Trinitate* (suite) 1 On a vu dans les pages précédentes comment S. Augustin concevait les rapports entre les trois divines personnes et quelle « propriété » il attribuait à l'Esprit-Saint. Pierre-Marie Hombert, Nouvelles recherches de chronologie augustinienne, [CEA Série Antiquité 163], (Paris, 2000). In the second book,(2) I made a mistake as to the authorship of the L’équilibre entre les dimensions divines et humaines de la foi est également évident quand Augustin déclare plus tard dans un sermon que ceux qui croient que le Fils est égal au Père seront attirés vers le Fils par le Père. Quotquot autem receperunt eum, dedit eis potestatem filios Dei fieri [Jean 1,12]. XCVI - CHANT POPULAIRE. Dans ses premiers écrits cependant, le verset permet d’illustrer un certain nombre d’antithèses : les amis de ce monde uersus les fils de Dieu5, les Juifs (qui ont démontré par leurs péchés qu’ils ne veulent pas être les enfants de Dieu) uersus les chrétiens (qui sont, par contraste, les enfants de Dieu)6. Sacraments or Philosophy. In On Christian Doctrine Augustine contrasts love, which is enjoyment on account of God, and lust, which is not on account of God. Michele Pellegrino, « General Introduction », Sermons I (1-19). 66 Augustin, Io. eu. « Numquam aduertistis quemadmodum canes lapides unctos lingunt ? Alors que la croyance est volontaire (spir. Augustin a donc établi un équilibre entre l’initiative divine et la réponse de la libre volonté humaine. Augustin ajoute, en outre, que le contenu précis de cette foi dépend du travail individuel de chaque individu9. Roger Gryson – Bonifatius Fischer – Hermann Josef Frede, Répertoire général des auteurs ecclésiastiques Latins de l’Antiquité et du Haut moyen âge, [VL 1/1], (Freiburg, 52007). L’accent mis sur la responsabilité humaine disparaît avec le début de la controverse pélagienne, après quoi l’attention se concentre presque exclusivement sur le segment précédent du verset, « dedit illis potestam filios Dei fieri ». Dans la majorité de ses commentaires sur le verset, son explication s’attache à éclairer le thème de la gratia et le rapport entre gratia et fides. in m. 1.78. Le Sermo 166 (postérieur à 410)20 cite également Jean 1,12, mais sans établir de lien avec le fait de croire. of Ecclesiasticus, wrote this book also: on the contrary, I have ascertained that it is altogether more probable that he was not the author of this book. Augustine is my Catholic patron saint.Whilst reading this I honestly believe he wrote this,unbeknown to him,with me in mind!Amazing and incredible. Les sermons ne dénient pas la foi comme étant donnée par Dieu, mais consacrent cependant une attention plus grande à la responsabilité humaine, alors que les traités font parfois l’inverse. Après cette date il influencera plutôt des mouvements que le catholicisme combattra comme le protestantisme et le jansénisme. Allan D. Fitzgerald) (Grand Rapids MI/Cambridge, 1999), 773-792. Augustin écrit le texte suivant dans un contexte clairement régi par la conviction que la foi doit être considérée comme un don de Dieu : « Et hoc propter credentes et non credentes se dixisse manifestauit exponens quod dixerat : nisi Pater, qui misit me, traxerit eum [Jean 6,44], id ipsum aliis uerbis repetendo in eo, quod ait : nisi fuerit ei datum a Patre meo [Jean 6,66].